Sportifs ou sédentaires : Pourquoi l’alcool sabote vos objectifs personnels

Une substance omniprésente

L’alcool est l’une des substances les plus banalisées et consommées au monde. Qu’il s’agisse d’une soirée entre amis, d’une victoire sportive, ou simplement d’un moment de réconfort après une longue journée, l’alcool est souvent présent comme symbole de fête, de détente ou de récompense. Sa place dans nos cultures et nos habitudes sociales semble inébranlable, au point que remettre en question sa consommation est parfois perçu comme une atteinte aux normes sociales.

Cependant, cette omniprésence masque une réalité beaucoup moins reluisante. Les conséquences de l’alcool sur le corps et l’esprit sont profondes, allant bien au-delà de la simple ébriété ou des lendemains difficiles. Pour les personnes sédentaires, il aggrave les risques de maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète. Chez les sportifs, amateurs ou professionnels, il compromet les performances physiques, retarde la récupération et sape les bienfaits des efforts accomplis.

Au-delà des effets physiologiques, l’alcool exerce une influence culturelle et sociétale qui pèse lourd sur nos comportements. Dans le monde du sport, il est souvent perçu comme une récompense après un effort intense ou un match remporté. Cette idée, pourtant largement acceptée, crée une contradiction fondamentale : comment valoriser la santé et la performance tout en promouvant une substance qui les sabote ?

Ce paradoxe mérite d’être exploré. Cet article se propose de déchiffrer les méfaits de l’alcool, que vous soyez sédentaire ou sportif, en abordant ses impacts physiologiques, culturels et sociétaux. Car comprendre ces enjeux, c’est faire un premier pas vers une meilleure santé et un équilibre de vie plus durable.

Les effets physiologiques de l’alcool

Chez les sédentaires

Pour les personnes sédentaires, l’alcool agit comme un facteur aggravant des maladies chroniques. Il contribue notamment :

  • À la prise de poids, en raison de sa densité calorique élevée.
  • Au risque accru de diabète de type 2, par son impact sur la résistance à l’insuline.
  • Aux maladies cardiovasculaires, via l’augmentation de la tension artérielle et du cholestérol.

L’alcool s’attaque à votre système neurologique

En outre, une consommation excessive d’alcool est associée à des problèmes de foie, comme la stéatose hépatique ou la cirrhose. Pour les sédentaires, cela s’inscrit dans un cercle vicieux : une dégradation de la santé physique conduit souvent à une baisse de l’activité, aggravant ainsi les effets négatifs.

Sources:

Chez les sportifs

Chez les sportifs, l’alcool interfère directement avec la performance et la récupération. Ses effets incluent :

  • Une déshydratation, qui compromet l’endurance et la capacité à réguler la température corporelle.
  • Une réduction de la synthèse protéique, essentielle pour la réparation musculaire.

Des études montrent que consommer de l’alcool après un effort physique retarde la récupération, notamment en inhibant les processus de reconstitution des énergies (stock de glycogène) et en favorisant l’inflammation (courbatures). C’est précisément l’inverse que l’on doit chercher à obtenir en s’alimentant avec des aliments alcalins (légumes notamment) et se réhydrater simplement avec de l’eau. L’apparition de crampes et de courbatures peut ici trouver une explication.

Sources:

L’influence culturelle et sociétale

Dans le sport amateur

Dans les cercles amateurs, l’alcool est souvent perçu comme un moyen de renforcer les liens sociaux. Les troisièmes mi-temps dans les sports collectifs, par exemple, sont une tradition où la consommation d’alcool joue un rôle central. Pourtant, cette pratique perpétue une contradiction : encourager une activité physique pour ensuite adopter un comportement nocif pour la santé.

Dans le sport professionnel

Dans le sport professionnel, l’alcool est présent de manière plus insidieuse. Il est souvent mis en avant par des sponsors majeurs. Cette association entre sport et alcool, bien que lucrative pour les marques, envoie un message ambigu : elle normalise une substance qui compromet les valeurs mêmes que le sport prétend promouvoir, comme la discipline et la santé.

Une récompense trompeuse

L’idée que l’alcool est une « récompense » est ancrée dans nos sociétés. Après un effort intense ou une réussite, il est tentant de se tourner vers un verre pour célébrer. Moi même j’avais cette démarche. Après un entrainement difficile ou une compétition, j’avais tendance à le célébrer avec de l’alcool. Pourtant, cette habitude est une illusion : loin de récompenser, l’alcool annule une partie des bénéfices obtenus, qu’il s’agisse de gains en santé ou en performance.

Remplacer cette habitude par des alternatives plus saines, comme simplement de l’eau, peut être un moyen de maintenir les progrès réalisés. C’est une évidence, tout le monde le sait et en parler c’est nécessairement passer pour un rabat-joie. On peut être rapidement cataloguer comme le sportif du club un peu chiant qui ne reste jamais boire un verre. Le sportif qui ne sait pas s’amuser et qui se prend trop au sérieux. Ce sera l’avis de la majorité et ne pas boire de l’alcool, fera de vous quelqu’un de plus ou moins exclu des conversations.

Être abstème, ce n’est pas fuir la fête, c’est en réalité devenir l’attraction de la soirée.

Ma réalité et ma perception, c’est que je me sens beaucoup plus libre. Je me sens lucide et avec une perception incroyable des choses. J’affronte et vie pleinement mes émotions: celles qui font mal comme celles qui font plaisirs. Je vis mieux physiquement et mentalement.

Les bienfaits d’une vie sans alcool

Arrêter ou réduire la consommation d’alcool peut avoir des impacts immédiats et durables :

  • Une meilleure récupération physique et mentale.
  • Une augmentation de l’énergie et de la concentration.
  • Une réduction des risques de maladies chroniques.

Sur le plan personnel, adopter une vie sans alcool peut aussi être une démarche émancipatrice. Ce fut ma démarche. J’estime que j’ai gagné en liberté en arrêtant totalement de boire de l’alcool en 2021. J’ai pris cette décision au sortir de la crise sanitaire du COVID, je voulais que cette période soit marqué d’un bénéfice personnel. L’arrêt de l’alcool a donc été une décision mûrement réfléchi, tout comme l’a été l’arrêt de la consommation de viande. En témoignant de ma propre expérience, j’espère pouvoir inspirer d’autres à envisager cette transition.

Pour autant, j’estime que chacun est libre de penser et d’agir comme il le souhaite, je ne me positionne donc pas comme un militant mais j’informe simplement.

Je l’ai vécu comme une expérience. Notre cerveau est malléable et peu s’adapter. L’effort à fournir pour créer une rupture avec une habitude ou une addiction est plus ou moins forte et dépend de beaucoup de paramètres: entourage, prédispositions génétiques, notre histoire personnelle… Je retire beaucoup de fierté d’avoir réussi à modifier ma propre perception de l’alcool dont j’étais un consommateur typique.

Conclusion : choisir la santé et la performance

L’alcool, bien qu’omniprésent dans nos sociétés, représente un frein majeur à la santé et à la performance, tant pour les sédentaires que pour les sportifs. En comprendre les méfaits et en remettre en question la place dans nos vies est un pas essentiel vers un équilibre durable. Que vous soyez un athlète ou que vous cherchiez simplement à améliorer votre santé, réfléchir à votre relation avec l’alcool peut être une démarche transformatrice. Et si la meilleure récompense était finalement une vie plus saine, libre des effets délétères de l’alcool ?

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